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Le parcours artistique et historique

La scénographie de cette exposition propose un double parcours : une approche artistique, sous forme de déambulation libre et un parcours historique linéaire qui vient accompagner les photographies d’Éric Poitevin.

Le parcours artistique

Le parcours artistique prend la forme d’une promenade labyrinthique. Le visiteur est invité à faire connaissance avec des anciens combattants de la Grande Guerre à travers leurs portraits photographiques. Ceux-ci, tous de même format et même technique (réalisés en 1985, en studio à la chambre photographique), sont regroupés par ensembles. Chaque image est accompagnée d’un cartel simple d’identité avec le prénom et le nom du combattant, son année de naissance, sa profession et le lieu de réalisation du portrait.

Les cimaises portant les photographies sont disposées perpendiculairement les unes par rapport aux autres. Le résultat est un ensemble à l’apparence aléatoire mais qui permet au visiteur de se retrouver au centre d’une accumulation d’images. La blancheur des murs fait ressortir la force de ces images en noir et blanc.

 

Le sol en terre délimite le parcours artistique et contribue à l’immersion du visiteur dans un décor de tranchées. Un effet lumineux, sous forme des flashs sporadiques, rappelle les bombardements qui, pendant quatre ans, ont hanté la vie de la population française.

 

 

 

 

 

 

Le parcours historique est présenté à l’extérieur du labyrinthe photographique. Des textes participent de la compréhension d’une période de tourmente et de constants changements.

 

 

 

 

Les changements du monde paysan

Après 1918, le monde paysan ne sera plus jamais comme avant. La fin de la Grande Guerre a un effet accélérateur et amène de nombreux bouleversements dans les campagnes françaises et dans les modes de vie des populations rurales. Face à la demande croissante des populations, la production agricole évolue. Les agriculteurs modifient leurs pratiques culturales et ont recours à la mécanisation, à la sélection des semences et à la chimie dans les champs pour augmenter les rendements. De nouveaux métiers et services apparaissent et les réseaux routiers et ferroviaires se développent, permettant la création d’une économie de marché.

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