Le compa

Rencontres scientifiques du Compa

Colloques du 09 décembre 1995 au 09 décembre 2008

© Le Compa, Chartres

S’interroger sur les enjeux du monde de la culture, décortiquer l’actualité des musées, confronter différents regards et approches professionnelles, explorer de nouvelles tendances… C’est ce que propose tous les ans le Compa aux professionnels de la culture. Depuis 1994, le musée s’implique dans une démarche de réflexion collective. En organisant des Rencontres scientifiques, le musée tend à faire émerger des éléments de débat, sans viser ni à l’exhaustivité, ni à l’impartialité. Ces colloques annuels sont l’occasion de faire connaître, de partager et d’échanger des connaissances et expériences de terrain. Dans un domaine en perpétuel mouvement et évolution, ces rencontres proposent un temps d’arrêt sur des questions muséographiques, structurelles ou encore identitaires. La richesse de ces échanges réside tant sur une approche théorique que sur l’étude de cas de projets phares.

Initiées en partenariat avec l’Association des personnels des musées de la région Centre, la Direction Régionale des Affaires Culturelles, et la région Centre, ces rencontres s’adressent donc à des directeurs d’établissement culturels, à des décideurs administratifs, à des étudiants, à des médiateurs, à des muséographes ou encore à des responsables de collectivités désireux de mieux comprendre les possibilités et les limites de leur domaine.

2008 : « Musées en mouvement(s) : quels projets, quelles structures, quels financements ? »

L’horizon contemporain des musées connaît d’importantes mutations, tant dans la nature de leurs projets culturels que dans les infrastructures administratives et financières qui leur servent d’assise.
De nouvelles méthodologies, l’émergence de la notion de projet scientifique et culturel, l’évolution des attentes des publics en matière de programmation et d’accès au savoir sont constitutifs d’un glissement significatif.

Dans le même temps, une législation propre au domaine muséal a été mise en œuvre. L’apparition de différentes formules administratives autorise de nouveaux modes de gestion et ré-interroge la contribution des financements privés ainsi que l'intervention d'opérateurs indépendants au cœur de la vie des établissements.

Finalement, des mots comme « marketing », « mécénat », ou « partenariat privé-public »… sont désormais au cœur des préoccupations des professionnels de la culture. Quelle est la pertinence et l’efficacité de ces stratégies ? Ces solutions sont-elles le gage de la réussite des nouveaux projets culturels ? Et si tel est le cas, à quelles conditions ?

Ces 15ème Rencontres scientifiques du Compa proposent donc un temps d’arrêt sur ces questions la fois institutionnelles, culturelles et structurelles.

2007 : « Exposer, c’est oser. Concevoir, fabriquer et réaliser une exposition »

L’exposition, devenue clé de voûte du musée, fondement de sa fréquentation, de son renouvellement, de son ancrage dans le monde contemporain doit être à la hauteur des enjeux qu’elle supporte.

Désormais, les expositions ne sont que rarement le fait du travail du seul conservateur/médiateur/scénographe. Pour autant, comment se repérer parmi les acteurs de la conception d’une exposition ? Que font-ils et à quoi correspondent les intitulés de leurs fonctions ? Plus encore, comment tous ces acteurs peuvent-ils s’entendre et rendre complémentaires leurs expertises, pour que l’exposition, entreprise collective, soit riche de leur émulation ?
« Exposer, c’est oser » pose donc la question des enjeux contemporains des expositions.
« Exposer, c’est poser » questionne à son tour la réalité de la dimension collective de « l’entreprise expographique » au tournant de la professionnalisation et de la sectorisation, caractéristiques de ces deux dernières décennies.

2006 : « Musées et images »

Images et musée sont en interaction constante : le musée donne à voir et à penser. Il est lui-même l’objet des regards et des réflexions. Il est à la fois image et producteur d’images. En lien avec l'exposition "Affiches de campagnes", la collecte et la valorisation des archives cinématographiques d’Eure-et-Loir lancée en 2006 par le Département comme outil de réappropriation de la (des) mémoire(s) collective(s) par l’image(s), les rencontres 2006 abordent le thème de l’image sous deux éclairages spécifiques :
- « L’image du musée » interroge sur ce qu’est ou ce que doit être un musée, le travail sur son image et ses représentations dans la société.
- « Les écrans du musée » s’intéresse à la façon dont le musée s’est approprié les images (et les écrans !) pour en faire des outils muséographiques. Les films et le multimédia, images virtuelles ou documentaires, ont aujourd’hui leur place dans la plupart des musées. Leur utilité au sein du discours muséographique est une question qui ne se pose plus. Mais leur rôle varie selon le projet qui sous-tend leur conception et le type de professionnel à qui elle est confiée. Véritables expôts ou simples matériels d’exposition ?

2005 : « Innovations et musées »

Conserver, étudier, développer, rendre accessible, transmettre… Les missions traditionnelles du musée ne pourraient plus être réellement tenues sans que ne soit posée plus ou moins explicitement la question de l’« offre » faite au public. Du coup, les réponses ne peuvent s’esquisser qu’en réfléchissant l’évolution des pratiques et de la « demande » sociale. Sans vouloir soumettre es musées à la redoutable loi du marché (offre/demande), nous devons bien admettre que le discours marketing et communicationnel a largement « filialisé » celui de la culture et de la création.
Pour assurer leur développement, les musées s’ouvrent à l’interdisciplinarité, à l’évènementiel, aux nouvelles technologies... De nouveaux champs, de nouveaux acteurs, de nouveaux lieux, de nouveaux territoires, de nouveaux publics… Si tout le monde, ou presque, s’accorde sur la nécessité d’innover, la frénésie de l’époque : le nouveau, doit-elle nous empêcher de définir les objectifs, la forme, les enjeux, et les conditions de l’innovation ?

2004 : « Culture(s) et territoire(s) »

2004 porte une réflexion active autour du renouvellement des politiques culturelles et le principe de décentralisation. Qu’en est-il exactement aujourd’hui ? Quels sont les modes de prise en charge réels de la culture ou des différents secteurs culturels ici et ailleurs, en France, en Europe ? Qu’en est-il du double héritage Malraux – Lang ?
La réalité des nouveaux territoires pour la culture, tels que les communes, agglomérations, pays, départements ou régions, pousse à s’interroger sur les responsabilités de chacun, les transferts de compétences et les choix que cela implique.
Quels transferts d’initiatives s’opèrent vraiment vers l’Union Européenne et/ou vers les collectivités territoriales ? Quels nouveaux partenariats, quelles coopérations repensées participent aujourd’hui à la refondation des politiques culturelles des territoires ?
La culture représente-t-elle, dès lors pour le territoire, un alibi, un pansement, un cache-misère ?

2003 : « Musées en quête d’identités »

La "crise de la culture" est le contexte dans lequel se joue la survie des lieux de culture, leur capacité critique, leur capacité à produire autant qu'à diffuser, à transmettre plus qu'à communiquer.

Quelle est donc la place du musée dans la société ? Questions – débat autour de son statut, son usage, son économie, ses publics, ses sujets et ses objets, ses cohabitations et repliements….

2002 : « Musées, marketing et communication »

La consommation des biens s’est élargie depuis longtemps aux secteurs du loisir et de la culture. Depuis longtemps aussi le commerce et la culture épousent des stratégies (études de marché, de positionnement, évaluations en tous genre, plans de communication, …) et des dispositifs similaires (exposition, socles, cimaises, affiches, éclairages, multimédias, boutiques, produits dérivés, catalogues).

Cette réalité interroge les professionnels des musées, entre crainte d’une « dénaturation du projet culturel », d’un nivellement de l’offre culturelle, et d’une assimilation du musée à une entreprise.

Si le visiteur est d’abord et toujours invité en tant que citoyen, il l’est aussi en tant qu’usager du musée et aussi (souvent ?) en tant que consommateur.

Se poser les questions liées aux conditions d’utilisation des techniques venues du marketing, de la communication, c’est peut-être aussi se donner les moyens d’une meilleure connaissance et d’une meilleure prise « en compte » des visiteurs (caractéristiques, souhaits, attentes, motivations, satisfaction…)

2001 : « Les nouveaux musées »

30 après le fameux « C’est bien, mais ça va faire crier… » du Président Georges Pompidou sur la maquette du projet retenu pour la réalisation du Centre Pompidou, la crainte d’un aussi grand tumulte serait-elle aussi vive ? En 30 ans, les files d’attentes pour entrer dans les grandes expositions se sont allongées. Les porosités ont gagné. Histoire, géographie, sociologie et anthropologie…. ont été convoqués pour participer à de grandes fêtes explicatives et monstratives. Le « tourisme » culturel à gagné du terrain en même temps que des parts de marchés. Les nouveaux projets, les nouveaux équipements se multiplient. Mais la profusion des projets n’exprime pas forcément la pluralité des possibles. Ce colloque propose donc d’y regarder de plus près : projets, programmes, expériences à l’appui afin de mieux comprendre ce re-nouveau.

2000 : « Musées et multimédia »

Multimédia, réseaux et musées : un sujet majeur quand on pose la question de l’ouverture des musées sur le monde et vers de nouveaux publics. L’actualité du Compa s’y prête d’autant plus qu’en 1999, l’ECM Cybercompa s’est ouvert. Ce colloque propose donc un état des lieux de la réalité et de la diversité des technologies mises au service des publics dans les musées. Comment les musées intègrent-ils le multimédia à l’aube du nouveau millénaire ? Qu’apporte ce support à la culture ? De nouveaux produits dans les musées, de nouvelles pratiques pour les publics ? Cet état des lieux interroge donc la situation française et plus particulièrement régionale (en liaison avec la Délégation au Développement et aux Formations, et avec la DMF).

1999 : « Les enfants et les musées »

Les musées se sont ouverts et s’ouvrent toujours plus aux enfants. Au point que ce public peu devenir une « cible » privilégiée, constituant pour certains établissements, jusqu’à 80% de leur fréquentation. Il faut dire que le musée, quand il se veut vivant et attentif à son temps, a quelques atouts à faire valoir auprès des publics ENFANTS. Il est à la fois : lieu de détente, d’amusement et de délectation, lieu d’apprentissage, lieu idéal du dialogue renouvelé entre élèves et enseignants, entre parents et enfants, lieu de pédagogie active, lieu de productions en tout genre… Une polyvalence pédagogique qui révèle une véritable polyphonie de médiations et qui sont explorer dans le cadre de ces rencontres scientifiques.

1998 : « Le développement culturel des territoires »

La place des associations culturelles dans le développement local retient l’attention du Compa. Est donc mise en débat, lors de ces journées, la pérennité de leur travail (aussi bien culturel qu’économique ou social), de leur mise en réseau, de leurs relations complexes aux collectivités territoriales. La culture est-elle une dimension du développement local des territoires ? La réflexion s’ouvre à l’échelle régionale en explorant les expériences, les objectifs et les politiques de développement culturel dans la région Centre. Après la théorie, place à la pratique avec des ateliers de travail sur la mise en place d’une action culturelle, le lien entre projets patrimoniaux et territoires, le développement de la mise en réseau,…Un réflexion collective qui permet d’engager une lecture sur la portée et les limites de l’action culturelle locale.

1997 : « Des boutiques pour les musées »

En 1990 est lancée la réflexion de la « Commission boutiques de musée » par l’Association Généralesdes Conservateurs des Collections Publiques de France. Mieux faire face aux exigences croissantes de ressources propres auxquelles sont confrontés les musées, tel est l’objectif de cette commission. Depuis, la Fédération des Ecomusées et Musées de Société et l’Office de Coopération d’Information Muséographiques ont installé cette problématique au cœur de leur travail et de leur action-formation (1997-1998). Le Compa engage donc la discussion et met ainsi en débat des questions concrètes. Comment administrer et gérer ? Comment gérer et vendre ? Quelles politiques commerciales doivent adopter les musées ? Enfin, vendre sans se vendre, ou l’interrogation des politiques de communication externe de nos institutions. Loin des exposés didactiques, la réflexion est menée autour d’une confrontation d’expériences hésitantes, ajustées, réussies ou, pis, mises à mal.

1996 : « Dessiner le musée »

Quand le musée bouge, quand il se rénove, se renouvelle, s’agrandit ou intègre de nouvelles collections, de nouvelles fonctions, de nouvelles expositions, à chaque fois se pose la question double du dessein et du dessin. L’architecte, le designer, le muséographe sont entrés dans le musée…Les trois fonctions se confondent parfois. Ces journées se proposent donc de comprendre la mutation des espaces muséographiques, et les liens intimes entretenus entre le contenant et le contenu, entre l’architecture et la matière exposée, entre design et muséographie. La création du Musées des Arts et Traditions populaires, vue par son architecte Jean Dubuisson, la Cité des Sciences racontée par un de ses scénographe Antoine Stinco ou encore l’intervention de Jean Luxerois auteur de l’ouvrage L’utopie Beaubourg – 20 ans après… Quelques exemples parmi les histoires contant « des grands projets muséographiques » de ces 20 dernières années posent les termes du débat. Ces interventions sont mises en perspective par la confrontation d’expériences en région Centre. Des méthodes de travail, une organisation, des choix et des résultats parfois diamétralement opposés pour mieux comprendre ce qui dessine le musée d’aujourd’hui…

1995 : « Les silos à grains »

Chercheurs français et étrangers, architectes, professionnels du stockage de céréales, responsables de collectivités locales se réunissent afin d’aborder l’histoire, la typologie et les spécificités techniques des silos. Mais pourquoi une rencontre autour de ce thème ? Eléments majeurs constitutifs du paysage des grandes plaines céréalières, nés des impératifs de la production mécanisée, les silos à grains, symboles d’une architecture d’ingénieurs, appartiennent aujourd’hui à un patrimoine bâti souvent grandiose. A la charnière de l’agriculture et de l’industrie, le stockage des céréales dans de très grandes unités a suscité, depuis un siècle, des réponses architecturales originales et novatrices. Qu’est-ce qui caractérise l’évolution présente et à venir de ces structures ? Quel est leur fonctionnement actuel et quel sera le devenir des plus anciens silos ? Autant de questions qui permettent une réflexion sur les silos anciens et actuels et sur la conservation des céréales.

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