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Le dossier web | Printemps 2010

L'eau en Eure-et-Loir

« 66% des Français se disent insuffisamment informés sur toutes les questions se rapportant à l’eau » (Source : baromètre Sofres / C.I Eau 2009). En Eure-et-Loir, qu'en est-il ? Nappe de Beauce, nitrates, pesticides, CIPAN... sont autant de notions associées à la gestion départementale de cette ressource. En écho à l'exposition « Eaux » du Compa, ce dossier web explore le thème de « L'eau en Eure-et-Loir... du captage au robinet ». Une lecture synthétique pour répondre aux questions qui touchent le quotidien des Euréliens et pour mieux appréhender les enjeux locaux que représente cet élément...

Eau du robinet.
© M.J Le Bliguet, le Compa, Chartres,2008

Les ressources en eau potable en Eure-et-Loir

Situation générale

Que ce soit aux informations télévisées régionales, ou encore dans la presse locale, l'eau ne cesse d'être au coeur de l'actualité du département... C'est une ressource locale essentielle. « Locale » car elle est étroitement liée au contexte géographique, hydrographique, économique du département. « Essentielle », au-delà de l'aspect vital, par le simple fait que son accès fasse aujourd'hui pleinement partie de notre confort quotidien.
Une enquête nationale de l’Ifen, précise qu’en 2004, moins d’1% de la population française n’est pas desservie en eau potable par le réseau public. Face à ce chiffre, quelle réalité recouvre aujourd’hui l’accès à l’eau potable en Eure-et-Loir ? D’où provient cette eau du robinet que nous buvons ?

Des ressources en eau potable

Depuis plus de 30 ans, le département bénéficie d’une desserte quasi totale de la population à partir d’un réseau public d’eau potable. Cela représente en 2008, plus de 30 millions de mètres cubes prélevés, pour la quasi-totalité, à partir des eaux souterraines.

Même si le département est alimenté par 1180 km de cours d’eau, l’eau puisée à partir des rivières et à destination de la consommation humaine ne représente qu’une très faible part. Seulement 3% des 30 millions de mètres cubes d’eau sont prélevés à partir des eaux de surfaces. Ces prélèvements se font depuis l’Eure et concernent une part de l’alimentation de Chartres Métropole.

97% d’eau potable puisée dans les eaux souterraines

Près de 300 captages sont actuellement en service et puisent l’eau essentiellement dans les nappes souterraines, dont la plus connue est la nappe de Beauce. A titre de comparaison, les prélèvements agricoles pour l’irrigation peuvent atteindre 100 millions de m³ avec plus de 1 500 captages contre 30 millions de m³ et 300 captages pour l'eau potable.

Dans le département, les principales nappes exploitées pour l’eau potable sont (voir carte) :

  • la craie qui représente près de 70 % des ouvrages et plus de 80 % des prélèvements,
  • les sables du Perche avec 12 % des ouvrages et 9 % des prélèvements,
  • la formation de Beauce (calcaire de Beauce et sable de Fontainebleau) avec 17 % des ouvrages et 6 % des prélèvements.
Carte des nappes d'Eure-et-Loir
© Conseil général d'Eure-et-Loir, 2010

En termes quantitatifs, ces ressources souterraines satisfont les besoins en eau potable du département.

Pour les eaux souterraines, les problèmes rencontrés sont souvent liés à la vétusté de certains puits qui ont été créés, il y a plus de 50 ans et dont la profondeur est quelquefois insuffisante, et cela n'est pas seulement en Beauce puisque lors d’années particulièrement sèches, certaines sources captées du Perche peuvent également baisser en débit.

Et aussi :

A lire également :

L'article sur la nappe de Beauce

Ce dossier a été réalisé en étroite collaboration avec :

 

leConseil général d'Eure-et-Loir
(Services DAEER, CATER, SATESE, SATANC)

 

leSAGE Beauce

 

Claude GITTON
Chef du service eau et des milieux aquatiques de la Diren Centre